Événements prochains et en cours au 19 Paul Fort

Une rencontre, une idée, un voyage… sont à l’origine des expositions-événements. Le 19 Paul Fort est une sorte de maison galerie où les artistes qui participent à une exposition, travaillent sur un thème commun, ou alors, c’est leur identité artistique qui permet de les associer. Les œuvres d’un photographe font écho à celles d’un céramiste, ou s’harmonisent avec les meubles, les luminaires présentés… Toutes les formes d’expression artistique trouvent leur place dans ce lieu.
Au 19PaulFort, nous restons fidèles aux artistes qui se sont déjà produits dans ce lieu, mais la programmation reste ouverte aux nouveaux talents.

Prochaine exposition :

Autour du Japon VIII
du lundi 25 novembre
au dimanche 15 décembre
2019
tous les jours de 16h à 21h

Le Japon, source inépuisable d’inspiration pour les artistes tant occidentaux que japonais, est à nouveau le thème de cette exposition (VIII).
Quatre céramistes japonais – Yoshimi FUTAMURA, HAGUIKO, Setsuko NAGASAWA, et Rizü TAKAHASHI, vivant en France, et restés très liés avec leur pays et culture d’origine, présentent leurs œuvres. Certaines font partie de la collection de Bernard Bachelier dont le livre « Le Bol, plus abstrait des contenants » sera dédicacé pendant cette exposition.
Le photographe Philippe MARINIG nous livre son regard sur le monde des geisha, des sumo… Philippe a séjourné à la Villa Kujoyama, ainsi qu’Aurore THIBOUT. Aurore y a développé un travail de recherche sur le Katazome, technique japonaise ancestrale de couleur et d’impression au pochoir et à la réserve à la pâte de riz. Questionnant le textile et la forme à travers la couleur végétale, le motif et le tissage, ainsi que les possibilités de faire perdurer des traditions en perte de vitesse, Aurore Thibout a noué des collaborations de long terme avec tisserands, teinturiers, imprimeurs et artistes japonais. En complément de ces œuvres d’artistes contemporains, seront présents dans cette exposition des tansu, des estampes originales de l’Ukyo-é, une collection d’Haori (XIX, début XXe).

Quatre céramistes japonais en France
L’ouvrage « Le Bol, plus abstrait des contenants », présente une sélection d’environ 150 bols de créateurs contemporains, au cœur de la collection de Bernard Bachelier. Les œuvres choisies montrent les liens qui unissent, les artistes français à la céramique extrême orientale, en particulier japonaise. Les arts japonais avaient fait irruption dans l’esthétique occidentale dès la fin du 19e siècle et avaient joué un rôle décisif dans l’émergence de l’Art Nouveau et de l’Ecole de Carriès. Mais, pour ces adeptes des émaux et du grès, l’objet de référence était resté le vase. C’est la fréquentation du Japon de l’après-guerre qui révèle la place du bol dans la culture japonaise. L’esprit Mingei, Bernard Leach, la Cérémonie du thé, le Raku, les chawans forment un contexte nouveau qui trouve un écho dans les aspirations européennes de simplicité, de naturel, de dépouillement et, pour la céramique, de la préséance donnée à la matière. Il en résulte une véritable fascination qui imprègne toute la génération qui a émergé dans les années 70-80. Et puis, ce qui est nouveau dans cette période, c’est que les échanges se multiplient, les Européens vont au Japon, Charlotte Pérriand et beaucoup d’autres, les Japonais viennent en Occident et beaucoup s’y installent. C’est cette confrontation des regards, de expériences, des pratiques que cette exposition propose d’illustrer, grâce à la participation de quatre céramistes japonais, qui vivent et créent en France, Setsuko Nagasawa, Haguiko, Yoshimi Furamura et Rizü Takahashi.
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Prochain spectacle musical :

samedi 30 novembre 2019 à 20h30
spectacle musical
Claude Debussy – Regard de femmes

Quatre femmes évoquent leurs relations avec le compositeur.
• Clémentine, alias Octavie de La Ferronnière, tante de l’artiste (Martine SCHAMBACHER)
• Camille Claudel, sculpteur de l’Atelier de Rodin (Carolina PÉCHENY)
• Lilly Texier, dite Lilly-Lilo, première femme de Debussy (Emmanuelle GRANGÉ)
• Emma Bardac, sa seconde épouse (Anne LE GUERNEC)
La réponse à leurs propos est musicale : Claude Debussy est incarné par ses préludes (Hélène FOUQUART, pianiste).
Texte de Pierre Bréant et réalisation de Philippe MERCIER.

Claude Debussy : Regards de femmes
– Les Collines d’Anacapri Brouillards
– La Danse de Puck
– Les Fées sont d’exquises danseuses Ce qu’à vu le vent d’Ouest
– La Puerta del Vino Bruyères
– Canope
– Minstrels
– La Cathédrale engloutie

Philippe Mercier : « L’an passé, Claude DEBUSSY fut immensément fêté pour son œuvre magnifique. Mais qu’en fut-il des femmes qui ont partagé sa vie ? J’ai été surpris du regard souvent violent de celles qui l’accompagnèrent et dans sa vie et dans cette carrière exceptionnelle. Certaines ont écrit leurs doutes et leurs désillusions, certaines en ont témoigné, certaines ont été « brûlées vives » de ce compagnonnage, qui de passionnel devenait, le temps d’un Prélude ou d’un Pelléas, une liaison de tricherie, d’usure et enfin de rupture ordinaire. Et de cela, il m’est apparu possible de construire un dialogue entre quatre de ces femmes et Claude Debussy incarné par ses Préludes. Pierre Bréant, sollicité, en est l’auteur. Sans jugement entre l’artiste de génie et l’homme, j ai eu envie, sans doute de manière ambitieuse, de mettre en équilibre l’humaine vérité de l’art et l’humaine vérité de la vie! Le tout au doux balancier du temps. »
Pierre Bréant : Debussy… De-bu-ssy : trois syllabes chantantes qui évoquent la brise dans les roseaux ou les sanglots d’un ruisseau fécondant les terres de ses ancêtres en Bourgogne, lesquelles se situent dans un triangle entre Montbard, Semur-en-Auxois et Bussy le Grand, là où s’élève le château de Bussy-Rabutin. Ses ancêtres sont des paysans, des vignerons, mais aussi des artisans. Et qui dit artisan dit travail bien fait, tradition, authenticité et simplicité. Cette simplicité qui est le grand art. Claude Debussy – né un peu par hasard à Saint-Germain-en-Laye, car ses parents sont montés vers la capitale – a tous ces principes ancrés en lui-même et, contrairement à beaucoup de compositeurs de sa génération, a rejeté l’esbroufe et les poncifs. Debussy n’aura à rougir d’aucune note.
Au départ inspiré par Wagner, il s’est voulu par la suite un fils de la grande tradition française, comme le témoigne son Hommage à Rameau. Réticent à l’égard de Schönberg et de l’École de Vienne, il est cependant attentif aux autres musiques ou sonorités tel que le gamelan du Ballet Royal du Cambodge, découvert en 1889 lors de l’Exposition Universelle. Même attirance pour les Ballets russes. Nijinsky dansera son Prélude à l’Après-midi d’un faune et Serge Diaghilev lui commandera un ballet. Jeux sera d’une incroyable modernité puisqu’il s’agira d’une partie de tennis, avec rebonds, balles au filet et match-point. De fait, c’est le symbole de sa vie, avec ses amours et la passion pour La Femme en général, que ce soit sa tante et marraine qui lui ouvrira les portes de la musique ou ses égéries du moment, comme cette cantatrices pour qui il écrira ses premières mélodies, l’accompagnant au piano. Ce sont également ces compagnes de vie qui l’admireront et, en même temps, l’aideront à vivre, parfois survivre. Il y aura aussi ses alter ego, ses camarades de bohème, des artistes, comme Camille Claudel. Enfin, il y aura la femme, la maîtresse de sa maison, qui saura recevoir et établir sa légende…. Un jour sa veuve.
Mais le désir de liberté éteindra ses passions, égratignant les cœurs au passage. Pourtant toutes ces femmes, marquées à vie, ne cesseront de l’aimer et cet amour se confondra avec sa musique.


Réservations indispensables à: helenaziza@19paulfort.com

Participation: 25€

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