VIROT Camille –

Camille Virot

Céramiste

Camille Virot vit et travaille en France. Né en Franche-Comté (1947).
Camille se forme d’abord à l’atelier d’architecture de I’école des beaux-arts de Besançon, puis a partir de 1968 à l’atelier de céramique. Il passe deux ans en Afrique comme enseignant volontaire du service national. Touché par l’oeuvre de Daniel de Montmollin et de René Ben Lisa. il fréquente en 1970- en tant qu’élève libre – l’atelier de céramique de M. Wattel aux Arts décoratifs de Strasbourg, L’année suivante, il débute sa pratique du raku et installe son atelier dans un hameau en Haute-Provence. Depuis 1976, Virot intervient dans les écoles d’art et accueille des stagiaires dans son atelier. En 1985, il crée avec Pascaline Virot les Dossiers D’Argile, une publication épisodique consacrée aux réflexions sur la céramique vivante.

Virot par Bernard Dejonghe
Camille Virot n’a pas choisi ” la société du spectacle” . Il a choisi de se mettre Hors Champs; mais, par sa réflexion, son travail céramique et ses publications, il se trouve en plein champ (en plein chant). Camille Virot n’a pas fait du Raku Spectacle Californien. Il pratique I’extrême simplicité, il utilise des moyens pauvres, il tente plus qu’il n’expérimente; il s’obstine à rester modeste, à se situer hors dogme. Camille s’appuie sur quelques rencontres ou repères: la terre; Ronchamp ou l’alliance de l’architecture et du spirituel; les voyages dans la poussière et la force vitale d’Afrique ; le Zaire, les forgerons… Tentatives vécues physiquement, avec I’acceptation des risques et des cassures, qui sont autres que des références ou emprunts opportunistes; appropriations intellectuelles ou imagières qui prospérent dans les créations contemporaines. La céramique de Camille Virot est toujours construite, articulée, rude; elle ne cherche pas a séduire; elle résonne de ses voyages.
Même simplicité, efficacité, attention à I’espace dans les ateliers qu’il a construits, ainsi que dans les ruines de la colline de Vière en Haute Provence qu’il a restaurées, où il vit et où, lorsque mes routes pouvaient m’y mener, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à le rencontrer et parler avec lui devant un café ou une salade sauvage.
On pourrait penser à un retirement, par ces choix; mais ce n’est pas le cas. Les stages, les expositions organisées à Vière, et surtout les publications de Camille dans la collection des Dossiers d’argile, avec des moyens très limités, ont fait de lui un personnage important pour la connaissance et la diffusion de la culture céramique, mais aussi l’acteur d’un regard critique, d’une expérience globale, et vitale. Bernard Dejonghe

 


Cet artiste a participé au 19PaulFort à :
> L’exposition « Aux confins de la terre et du feu – Quatre artistes voyageurs » du 19 novembre au 13 décembre 2020