Au 19PaulFort, nous restons fidèles aux artistes qui se sont déjà produits dans ce lieu, mais la programmation reste ouverte aux nouveaux talents.
— prochain concert —
mardi 23 juin 2026 à 20h30
Hélène Aziza accueille
le trio SHUNKAN
« SHUNKAN en japonais signifie l’instant
Notre musique est une musique de l’instant,
mais un instant préparé, travaillé, défini,
afin qu’il nous permette une plus grande liberté
et une meilleure maitrise
L’instant doit être unique et partagé
dans le temps où il est joué.
L’instant nous appartient et jamais l’IA
ne pourra nous le prendre ou l’imiter.
Notre musique éphémère faite dans l’instant est éternelle. »
Louis Sclavis

Réservations indispensables à : helenaziza@19paulfort.com
Participation : 20€
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dimanche 28 juin 2026 à 18h30
Hélène Aziza accueille la pianiste
Hélène Fouquart

Programme
(durée du concert : 1H15)
Johann Sebastian BACH
Partita No 2, BWV 826
1. Sinfonia
2. Allemande
3. Courante
4. Sarabande
5. Rondeau
6. Capriccio
Robert SCHUMANN
Davidsbundlertänze op 6
Heft Ⅰ:
1. Lebhaft
2. Innig
3. Mit Humor
4. Ungeduldig
5. Einfach
6. Sehr rasch
7. Nicht schnell
8. Frisch
9. Lebhaft
Heft Ⅱ:
10. Balladenmäßig – Sehr rasch
11. Einfach
12. Mit Humor
13. Wild und lustig
14. Zart und singend
15. Frisch
16. Mit gutem Humor
17. Wie aus der Ferne
18. Nicht schnell
Bruno MANTOVANI
Le livre de Jeb
Nous fêtons la sortie du premier CD d’Hélène
« Hélène Fouquart ira jusqu’au bout de ses idées, jusqu’à la limite, la limite interprétative, mais également la limite du piano, et ce qui ressortira de cet enregistrement, ce sera avant tout, la spontanéité, comme si les choses étaient faites d’un seul jet. Un disque plus que prometteur »
« On a affaire, à mon humble avis, à une personnalité très intéressante, très intelligente et réellement douée, une vraie musicienne. »
Artiste discrète, mais si talentueuse, Hélène Fouquart signe ici son premier enregistrement.
Bach, Schumann, excusez du peu… et de ces compositeurs, les œuvres les plus exigeantes. Bach épuré, décanté, ni faussement baroque ni exagérément romantique, apparaît dans toute sa complexe simplicité. Le chemin de la pianiste est droit, authentique ; rien ne vient entacher sa conception limpide, aucune ornementation superflue, aucun laisser aller ni abandon. Il y a quelque chose de moral dans cette interprétation, au bon sens du terme, comme si d’autres versions s’étaient un peu égarées. Les tempi sont exemplaires, notamment dans les mouvements vifs, comme la clarté digitale dans les échanges de voix des épisodes fugués qui nous emportent dans un élan irrésistible.
La Sinfonia s’ouvre avec une majesté poignante, une réelle autorité, mais sans lourdeur ; l’Andante, très chanté, avec une belle ligne de basse offre un magnifique contraste avant l’arrivée de la fugue, magnifiquement préparée, enthousiasmante de vie.
L’Allemande et la Sarabande, moments de réflexion dans l’œuvre, s’expriment avec une grande simplicité, de manière très recueillie, où l’on goûte la vocalité du jeu de l’interprète, tandis que le Rondeau, rebondissant à souhait et le Capriccio final permettent à Hélène Fouquart de déployer un jeu virtuose et très dynamique.
La pianiste entreprend la grande histoire des Danses des compagnons de David avec foi et passion. On sait ce que cette partition requiert d’imagination, de questionnements, d’engagement de la part de l’interprète. Rester à la limite de la folie, de la bipolarité de Schumann, en faire une œuvre troublante, caractérielle, changer de climat à chaque épisode, s’engager sans sombrer, être à la fois Eusébius et Florestan, tels sont les enjeux confiés aux interprètes. En ce sens, faite de spontanéité et de profondeur, la vision d’Hélène Fouquart nous convainc totalement.
La grande constante de cette version est la narration, le chant toujours phrasé, respiré, éloquent. L’un des plus bel exemple serait la danse n° 2, la tendresse au bout des doigts… ou encore la n° 5, si simple et touchante. Hélène Fouquart se jette à corps perdu dans les épisodes fantasques, Sehr rasch, Frisch, Mit Humor, ose quelques foucades, quelques impatiences, s’attache à respecter les phrasés, les contrechants, les caprices de tempo, avec le souci constant de l’expressivité et de la construction. A cet égard, la danse n° 18 opère un timing parfait lors du souvenir de la danse n° 2 puis à l’arrivée de la coda Nach und nach schneller, ce qui est si schumannien…
Hélène Fouquart évite de se livrer à une démonstration de grosse machine pianistique ; tout est en finesse, avec un goût, une maîtrise et des intuitions très sûrs. « On a affaire, à mon humble avis, à une personnalité très intéressante, très intelligente et réellement douée, une vraie musicienne. » C’est mon avis, également. Christian Lorandin
Réservations indispensables à : helenaziza@19paulfort.com
Participation : 20€
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