Concert – Trio J. Léandre, G. Cleaver, M. Maneri [25 janvier 2020]

Joëlle Léandre et la contrebasse c’est fusionnel. Toutes deux, Léandre et contrebasse, ont parcouru le monde, en jazz, en musique contemporaine, en Joëlle Léandre. Son jeu et sa musique sont une des plus belles réussites issues du mouvement progressif post-68 en double entrée free-jazz / musique contemporaine. Jean-Marc Warszawski, 30 juin 2019

«La virtuosité de Maneri est partout apparente – dans sa belle maîtrise du ton, dans les détails instantanés qui se déroulent dans son jeu, dans l’intégrité de la composition de chacune de ses pièces, dans ce que les artistes visuels pourraient appeler la variété de sa ‘marque -making ‘: pistes de plusieurs notes spidery, doubles arrêts rythmés, décalages dynamiques subtils et dramatiques.”

« Cleaver joue avec le genre de finesse et de subtilité que l’on associe à un instrument à cordes, diminuant littéralement la percussion de son kit. Il ne frappe pas les rythmes, mais touche des accents subtils.»

Après avoir établi sa carrière musicale classique à Paris, Joëlle Léandre a fréquenté le Center for Creative and Performing Arts de Buffalo, NY, se familiarisant ainsi avec les courants de la musique improvisée et aléatoire répandue dans le nord de l’État de New York et à proximité. Léandre est arrivée aux États-Unis en 1976, et c’est pendant ce séjour que la contrebassiste s’est affranchie des conventions de la musique européenne dite classique. Elle y a développé concepts et idées à la base de la musique « libre » en Europe.
Au fil des années, Léandre s’est produite avec un petit nombre de batteurs. Elle dit de Gerald Cleaver : « C’est un grand musicien qui écoute si bien ,et est très sensible dans son jeu ». L’ajout de l’altiste Mat Maneri redéfinit les paramètres d’un groupe de jazz de chambre. Cleaver qui a travaillé avec des stylistes allant du saxophoniste Tim Berne au bassiste William Parker joue avec le genre de finesse et de subtilité que l’on associe à un instrument à cordes, diminuant littéralement la percussion de son kit. Il ne frappe pas les rythmes, mais touche des accents subtils.
Cleaver et Maneri enregistrent ensemble depuis des années, tandis que Maneri, tout en prêtant ses compétences à un groupe dirigé par le pianiste Matthew Shipp et le saxophoniste Ivo Perelman, entre autres, a enregistré pour la première fois avec Léandre en 2001. L’ensemble prouve davantage que la coopération franco-américaine est toujours primordiale, du moins dans les forums musicaux. De plus, les morceaux offrent une affirmation plus explosive de l’adaptabilité de Léandre lors de l’exécution dans presque toutes les circonstances sonores.

Ken Waxman (www.jazzword.com) Toronto, septembre 2016

De g. à d. Gerald Cleaver, Joëlle Léandre, Mat Maneri

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